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lundi 27 octobre 2008

Culture Manga


Le manga constitue en effet aujourd'hui toute une culture populaire, gravitant autour de ce moyen d'expression dessiné, influençant le cinéma, les jeux vidéos, la mode, etc...
Cet art, entré chez nous dans les années 70 par le biais des dessins animés à la télévision, où se cotoyaient le pire et le meilleur, est né d'une tradition japonaise de l'image, mêlée aux influences occidentales successives que connut le pays.
Le terme "manga", qui littéralement signifie "image dérisoire" fut d'ailleurs inventé par le grand peintre Hokusaï lui-même au 19ème siècle. Il qualifiait ainsi les petites scènes et caricatures qu'il dessinait sur le vif, instantanés de vie populaire. Le terme persistera, même s'il désigne aujourd'hui un contenu très différent de celui de l'oeuvre d'Hokusaï.
Avec "Culture Manga", Fabien Tillon, journaliste spécialisé, emmène le lecteur dans une découverte passionnante du monde des mangas, replaçant ce genre littéraire dans le contexte historique, économique et moral de la société qui le produit.
Largement illustré et documenté, ce livre est certainement une très bonne introduction à ce monde particulier.

Culture manga, par Fabien Tillon, ed. du Nouveau Monde, 2006.

Sur le même sujet, à découvrir également à la bibliothèque :
Manga : soixante ans de bande dessinée japonaise, par Paul Gravett, ed. du Rocher, 2005.

Isabelle P.

jeudi 23 octobre 2008

Fureur de lire!

Comme chaque année, la Fureur de Lire propose pendant quelques jours dans toute la Communauté française une multitude d'activités autour du livre et de la littérature.
A la Bibliothèque du Centre, nous avons décidé à cette occasion d'emmener nos lecteurs au Japon, et d'explorer avec eux la littérature contemporaine japonaise, et les mangas.
Au programme :
. du mercredi 12 au samedi 22 novembre : Exposition sur l'histoire et l'évolution du manga (aux heures d'ouverture de la bibliothèque). En parallèle, concours de dessins de mangas, pour enfants et ados de 10 à 15 ans.
. du mercredi 12 au samedi 15 novembre : littérature japonaise contemporaine mode d'emploi (à la section adultes, aux heures d'ouverture de la bibliothèque)
. Mercredi 12 novembre à 20 heures : "Le manga pour les nuls" : présentation-débat par Christian Jasmes et Raphaël Giordano. Pour qui? Tous ceux pour qui le manga est "terra incognita", et qui veulent en savoir un peu plus sur ce moyen d'expression : origine, codes, tendances, etc... (réservation indispensable)
. Samedi 15 novembre de 14 à 16 heures : atelier de dessin de mangas : pour enfants et ados.
D'autres surprises sont au menu, à découvrir à la bibliothèque, en particulier bien sûr l'achat de nouvelles séries de mangas pour les amateurs!
Toutes ces activités sont gratuites, mais il est indispensable de réserver, par téléphone au 02/348.65.29, ou à la bibliothèque même.
Nous nous réjouissons déjà de vous y rencontrer!

Toute l'équipe

mercredi 15 octobre 2008

Un nouveau commissaire pour Camilleri ?


Avec ce recueil de nouvelles dont la particularité est que tout se passe en un même lieu et avec le même personnage de base, Andrea Camilleri nous offre-t-il un nouveau commissaire aussi truculent et gourmand que ce cher et imbuvable Montalbano ? Après lecture de cet ensemble de nouvelles publiées sporadiquement dans un journal italien, il semble bien que rien ni personne ne pourra remplacer ni même égaler le chef de file de la littérature policière humoristique qu’est le maître Montalbano. Soit dit en passant, le commissaire Collura, même s’il est plusieurs degrés en-dessous du génial sicilien, a quelque chose de légèrement décalé mais malgré tout, est beaucoup moins attachant.

Mais Camilleri reste Camilleri !

Les histoires de ce recueil sont assez simples, mais l'auteur avait pour ce projet un peu trop de contraintes (de temps et d’espace) pour pouvoir égaler son niveau habituel. Ces enquêtes se passent toutes sur un bateau de croisière où le « gratin » de la société se rassemble pour le meilleur mais surtout pour le pire.

Les enquêtes du commissaire Collura, par Andrea Camilleri, Fayard, 2008, 127 p.

Pierre C.

jeudi 9 octobre 2008

la dernière licorne


"J'étais dans les bras d'Anna, ma poupée est tombée et je me suis penchée pour la ramasser. Anna a perdu l'équilibre et notre famille a basculé dans l'escalier." C'est ainsi que Paula, bientôt 15 ans, raconte l'accident qui, lorsqu'elle avait 6 ans et sa soeur Anna 8, a bouleversé leur vie. Paula s'en est sortie avec une grosse bosse, mais Anna est devenue aphasique.
La mère des deux petites filles s'est battue pour qu'Anna tire le meilleur d'elle-même, et aujourd'hui Anna est une adolescente épanouie, à mille lieues d'être cette "handicapée", mot auquel les gens associent tant de préjugés. Les deux soeurs se ressemblent tant qu'on pourrait les confondre mais Paula, elle, est plutôt mal dans sa peau. Elle s'oppose à sa mère qui, imagine-t-elle, la pense responsable de l'accident.
Pourtant, bien des choses vont changer quand Paula, pour épargner à sa soeur un séjour en hopital psychiatrique ordonné par la justice, va prendre sa place et pendant huit jours "vivre" Anna de l'intérieur...
Paru dans une collection étiquetée "Jeunesse", ce roman en dépasse sans aucun doute les frontières. Il aborde avec autant de subtilité dans l'humour que dans l'émotion des thèmes aussi sensibles que le handicap ou l'euthanasie. Tous les personnages sont vrais, avec leurs failles et leurs forces. Ecouter sans juger, accepter l'autre tel qu'il est, c'est ce que Paula découvre pendant cette expérience hors du commun "comme si, dit-elle, j'avais changé la lentille de l'appareil-photo"...
Et c'est bien ce à quoi l'auteur nous convie, à travers cette histoire pleine d'humanité.

La dernière licorne, par Eva Kavian, ed. Mijade, 2008, 214 p.

Isabelle P.

mercredi 8 octobre 2008

Un coup de cœur


Je suis très heureux de pouvoir partager ici le bonheur que j'ai ressenti en lisant Le cantique des cannibales.
Sur le plan du récit déjà, ce roman parvient à mêler avec fluidité intrigue policière, histoire d’amour et satire politique. Mais alors, le style ! L’écriture de Florent Couao-Zotti est tout simplement merveilleuse, « lyrique et sauvage, entre mélopée et poésie parfois » (extrait de la 4ième de couverture). Et comme les mots sont pauvres pour tenter de définir le plaisir, par exemple, de descriptions si peu convenues, à chaque page, que les provisions d’images mentales que l’on s’est faites en tant que lecteur, pendant des années, pour colorer ses lectures, en sont bouleversées.

Voyez cet homme « agrafé dans son costume de prêtre ». Ecoutez l’héroïne, « canaille au cœur d’ange », murmurer à son amant : « Chutt ! Ne… dis plus rien. Nous sommes déjà sur les ailes du vent ». Et devinez son sourire à lui « de la voir là, fondue dans ses bras, au cœur à cœur avec les émotions crues » ; lui qui « n’espérait pas ces retrouvailles si proches du soleil. Il ne les espérait pas si voisines de ses ovations intimes. Ces élans, il les avait inscrits dans le spectre des horizons mirages, ceux qui offrent à la mémoire des tranches d’espérances toujours reportées ».

Inutile d'en écrire plus ici, n'est-il pas ? Foncez plutôt réserver ce livre !

Le cantique des cannibales, par Florent Couao-Zotti, Le Serpent à Plumes / Editions du Rocher, 2004, 264 p.

Référence bibliothèque : 8-3 CO 8379 C

Frédéric B. (Lecteur)

mardi 7 octobre 2008

La messagère de l'au-delà


Ce roman s'ouvre un brin macabrement sur un cercueil, celui d'Anne Green, jeune servante pendue en cette année 1650 pour avoir soi-disant assassiné son nouveau-né. Son corps a été acheté au bourreau pour être disséqué, et médecins et étudiants se pressent autour d'elle. Dans l'assistance, il y a Robert, qui sera l'un des narrateurs de ce récit à deux voix.
L'autre voix, c'est celle d'Anne Green elle-même qui,à la stupeur de tous, donne bientôt d'infimes signes de vie.
Persuadée d'être entrée dans une sorte de purgatoire, elle se remémore sa vie de servante et ce qui l'a amenée dans ce cercueil.
En alternance, Robert raconte les efforts du corps médical pour ramener Anne Green à la conscience, et le combat qui les oppose aux puritains virulents présents.
Ces deux voix qui s'entrecroisent donnent beaucoup de rythme à cette histoire passionnante, basée sur des faits réels. Elle constitue un témoignage très intéressant sur les moeurs et les idées au 17ème siècle, dans l'Angleterre puritaine de Cromwell. En ce sens d'ailleurs, Anne Green n'est pas tant la messagère de l'au-delà, que celle d'un chapitre de l'histoire de la condition humaine, en particulier féminine.

La messagère de l'au-delà , Mary Hooper, ed. Panama, 2008, 267 p.

Isabelle P.

lundi 6 octobre 2008

CLJBxl, kèsèksa?

Plus clairement, ces lettres bizarres désignent le Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles, une institution relativement jeune dans le paysage professionnel, mais déjà pleine de projets de toutes sortes. Des projets qui vont pouvoir se déployer à l'aise dans plus d'espace, puisque deux ministres, un bourgmestre, une échevine et beaucoup de "sympathisants" se sont retrouvés le 24 septembre dernier pour accompagner ses premiers pas dans ses nouveaux locaux, au 91, boulevard E.Bockstael, à Laeken.
Mais que fait donc ce centre? Il conserve et met en valeur le patrimoine de littérature de jeunesse, met à disposition des ouvrages et des revues professionnelles, promeut les auteurs et illustrateurs belges et, en collaboration avec d'autres organismes tels que la Bibliothèque Centrale de Bruxelles-Capitale ou l'Ibby, organise des formations, des expositions, etc..., intéressant bibliothécaires, enseignants ou grand public.
Des exemples? Une formation "Ecrire en toute liberté ou comment animer un atelier d'écriture ludique" en collaboration avec l'asbl Contalyre (4 jours en janvier et février 2009), une journée d'étude sur l'illustrissime Tomi Ungerer le 8 janvier 2009 (en collaboration avec la librairie Tropismes)...
Pour nous, bibliothécaires, ces activités sont une occasion d'échange, d'enrichissement et nous aident à exercer notre métier avec un enthousiasme toujours renouvelé; pour vous, lecteurs, ce peut être l'occasion de chouettes découvertes;
alors n'hésitez pas à consulter le site www.cljbxl.be, vous y trouverez informations utiles et agenda.
Tous nos voeux accompagnent Luc Battieuw et son équipe!

Isabelle P.

mardi 30 septembre 2008

Un bon polar sinon rien !


La manière recommandée de lire la série Halloween Blues est de se laisser tout simplement emporter par de bonnes enquêtes policières dans l’Amérique des années 50. Le dessin de Kas est agréable et efficace (il a débuté en reprenant la série Hans du crayon de Rosinski) et les scénarios de Mythic sont des plus crédibles (il est aussi l’auteur de la série Alpha, c’est tout dire).

Ce qui laisse perplexe par contre est une « idée » introduite dès le premier album, exploitée dans les suivants, mais dont on n’a pas encore reçu la solution. Il reste deux tomes à paraître dont on suppose qu’ils apporteront l’éclairage attendu. Tuée dans le premier épisode, la femme du héros, l’inspecteur Forester (un instant soupçonné de ce meurtre mais innocenté) continuerait à hanter leur maison et pourrait même, à chaque fête d’Halloween, se glisser dans un autre corps pour venir lui rendre visite et le tourmenter en principe, bien que leurs retrouvailles s’opèrent chaque fois sur un mode plus plaisant. Honnêtement, je ne vois pas ce que cette idée apporte, sauf à empêcher Forester de succomber aux charmes des belles éplorées qu’il secourt. Cette bizarrerie mise à part, la série est vraiment très bien. Elle offre en outre l’avantage de livrer une enquête complète par album. Chacun peut dès lors être lu séparément et il n’y a donc pas à regretter de ne pas tous les trouver à la bibliothèque.


Halloween Blues (5 volumes parus, 2 annoncés), par Kas et Mythic, Lombard (collection Polyptyque)

référence bibliothèque : 087 KAS

Frédéric B. (Lecteur)

Cherche anciens camarades…


Bien que le message ne lui était pas destiné, une femme prend connaissance d’un courriel adressé à son mari. C’est un ancien condisciple d’école qui lui écrit pour lui demander d’être le parrain de son enfant, eux qui ont presque l’âge d’être grands-pères et se sont perdus de vue depuis leur jeunesse… Le message fait d’ailleurs référence au site www.camarades-de-classe.com où les anciens de la promotion ‘64 du Collège Gabriel-Péri d’Aubervilliers ont ouvert un forum pour se retrouver peut-être.

Mais pourquoi la femme de François décide-t-elle de participer aux échanges sur ce forum en s’y faisant passer pour lui ? Et qui est le mystérieux Armhur Tarpin qui semble si bien les connaître, les obligeant à se dévoiler au-delà de leurs souvenirs communs et à confronter – enfin ? – leurs divergences ?

Deux mystères pour agrémenter des récits de vie liés aux années 60 et 70 dans une banlieue rouge à une époque encore triomphante du parti communiste (un thème cher à l’engagé Didier Daeninckx). Deux mystères qui se résolvent dans les toutes dernières lignes du roman, au style précis et sensible, que quelques « petits cailloux » semés dans le récit rendent heureusement plausibles.

Camarades de classe, par Didier Daeninckx, Gallimard, Paris, 2008, 168 p.

référence bibliothèque : 8-3 DA 1652 C

Frédéric B. (Lecteur)

samedi 27 septembre 2008

Le voyage de Lou


Lou a 16 ans. Elle vit dans un milieu très défavorisé de Sidney, dans une famille qui navigue au jugé entre alcool, drogue et petites combines. Cataloguée surdouée, elle bénéficie d'une bourse pour partir un an dans un lycée américain.
Pleine de complexes et de mal-être, elle espère lors de ce séjour faire table rase de son passé, s'inventer une nouvelle vie et ne jamais rentrer en Australie.
Malheureusement, le choc affectif et culturel avec sa famille d'accueil est rude : les Harding ont l'hospitalité bienveillante, mais très conventionnelle. Tout ce qui s'écarte de leur manière de vivre est repoussé sans appel, quoique avec le sourire et la meilleure bonne conscience. Et Dieu sait si Lou sort souvent de la norme!
M.J.Hyland nous dresse là un portrait pas très tendre d'un certain milieu, où la tolérance s'arrête trop souvent là où commence la différence.
Mais le roman est surtout un très beau portrait d'adolescente, pétrie de contradictions. Le personnage de Lou, à la fois fragile et lucide, nous touche et nous attendrit, désarmante et crispante à la fois, preuve s'il en est que l'auteur a su parfaitement lui donner vie!

Le voyage de Lou, par M.J.Hyland, ed. Actes Sud, 2005.

mercredi 24 septembre 2008

Chic, un dictionnaire !



N’est-ce pas le genre de livre que la plupart d’entre-nous emporterait s’il devait partir sur une île déserte ? Le Petite Larousse illustré pour ses images (enfant, j’étais fasciné par le château fort et les grades dans l’armée française :-) Ou pourquoi pas un dictionnaire thématique, tel Qui m’aime me suive, dictionnaire commenté des allusions historiques.

Pourquoi certaines allusions (« sans peur et sans reproche », par exemple, ou « une révolution tranquille ») ont-elles marqué leur temps pour s’imposer dans le langage populaire, quitte à se transformer pour s’adapter à l’air du temps ? C’est ce que raconte Jean-Claude Bologne en retraçant leur histoire, dans une chasse au trésor passionnante à laquelle « il ne manque pas un bouton de guêtre ».

Amusant à lire, ce dictionnaire est l’instrument idéal à prendre pour s’occuper dans les embouteillages sur la route des vacances en jouant aux devinettes. Evidemment, il ne se lit pas d’une traite et c’est bien ça l’ennui de son emprunt à la bibliothèque : il faut le rendre, alors que c’est justement le lendemain de son retour qu’une nouvelle allusion vous vient aux lèvres et que vous aimeriez en découvrir le sens et l’origine.

Je vous en propose une complète pour finir : brûler ses vaisseaux

Cela signifie s’interdire la fuite pour se forcer au courage.

Et en voici l’origine (extrait du dictionnaire) : Agathocle, tyran de Syracuse, était assiégé par les Carthaginois, qui occupaient toute la Sicile. Incapable de défendre la ville, il décide de porter la guerre en Afrique, pour obliger les assiégeants à revenir défendre leur patrie. Profitant d’une escapade des navires carthaginois, il s’embarque avec une armée à moitié composée d’esclaves affranchis. Ceux-ci, déjà inquiets de ne pas connaître leur destination, sont en outre effrayés par une éclipse de soleil. Pour leur rendre courage et prévenir une rébellion, Agathocle fait brûler les vaisseaux qui les ont amenés dès le débarquement en Afrique. Ainsi, toute fuite étant rendue impossible, les soldats devront « vaincre ou mourir » (une autre expression présentée dans le dictionnaire commenté ces allusions historiques).

Qui m’aime me suive, dictionnaire commenté des allusions historiques, par Jean-Claude Bologne, Larousse 2007, 304 pages

référence bibliothèque : 082.2 BOL Q

Frédéric B. (Lecteur)

vendredi 19 septembre 2008

Enseignants, ceci vous concerne!

Depuis plusieurs années, la bibliothèque propose aux enseignants des livres en multiples exemplaires (jusqu'à 30) pour des activités en classe, du type "cercles de lecture". Plus de 150 séries sont disponibles à ce jour, du cycle 6-8 ans au 2ème degré du secondaire.
Les conditions d'emprunt? Ultra-simples et démocratiques : les livres sont prêtés gratuitement, et ce pour une durée de six semaines. Que peut-on rêver de mieux, on vous le demande? :-)
Une brochure détaillée, avec présentation de chaque livre, est disponible à la bibliothèque ou à la rubrique "Catalogues destinés aux enseignants" sur le blog (au-dessus à droite). N'hésitez pas à venir vous la procurer!
Et si vous ne trouvez pas le titre que vous cherchez parmi nos propositions, dites-le nous, nous accueillons avec plaisir toutes les nouvelles idées!
Vous venez de lire ceci et vous n'êtes pas enseignant? Parlez-en au professeur de vos enfants, ou aux enseignants de votre entourage, ils vous en remercieront! :-)

mercredi 17 septembre 2008

Un p'tit coup de pouce...

... c'est ce que propose l'Ecole des Devoirs du même nom depuis déjà trois ans, au deuxième étage de la bibliothèque, les lundis et jeudis de 15 heures 30 à 18 heures.
Géraldine, coordinatrice, et quelques bénévoles y accueillent une dizaine d'enfants de la première à la troisième primaire pour les soutenir dans leurs apprentissages.
Pour cela, il y a l'aide aux devoirs bien sûr, mais aussi des ateliers-lecture, peinture, jeux de société, informatique, etc... à travers lesquels l'enfant peut s'épanouir et stimuler son désir d'apprendre.
Envie de rejoindre l'équipe? Le P'tit Coup de Pouce cherche une bonne volonté supplémentaire le jeudi.
Profil recherché : dynamisme, ouverture d'esprit et ... un brin de patience! :-)
Vous vous êtes reconnu(e)? Contactez Brigitte, au service de l'Accueil extrascolaire, au 02/378.48.64

mardi 16 septembre 2008

Seul sur la mer immense


1947. Comme beaucoup d'autres enfants londoniens orphelins avec lui, Arthur est embarqué à Liverpool dans un grand bateau. Il ne sait pas où il va, et on l'a séparé de sa soeur Kitty. Au moment de se quitter, elle lui a donné une petite clé, en lui faisant promettre de ne jamais s'en séparer.
La destination du grand voyage d'Arthur, c'est l'Australie. Jamais il ne reverra l'Angleterre, ni sa soeur, dont avec le temps il finira par se demander s'il ne l'a pas rêvée.
Dans sa nouvelle vie, le petit Arthur traversera bien des épreuves, mais il rencontrera aussi des gens qui illumineront sa vie et lui donneront un sens.
Bien plus tard, sa fille Allie, à qui il a transmis sa passion de la mer, s'apprête à traverser les océans en solitaire jusqu'en Angleterre à bord d'un voilier dessiné par son père, pour retrouver la trace de cette mythique tante Kitty...

Voici donc, basé sur des faits réels, le dernier roman de Michaël Morpurgo, un auteur très prolifique, qui a déjà embarqué ses lecteurs dans de nombreuses aventures, au "royaume de Kensuké", sur les traces du "roi de la forêt des brumes", ou du "trésor des O'Brien", pour ne citer que celles-là, parmi mes préférées.
Les héros y sont confrontés à l'adversité, bataillent avec la vie pour trouver leur chemin, dans ces récits initiatiques et profonds.
"Seul sur la mer immense" ne fait pas exception à la règle, et apporte au lecteur le souffle de l'aventure, l'émotion et le questionnement , toutes qualités d'un bon et vrai roman.

Seul sur la mer immense, par Michaël Morpurgo, ed. Gallimard, 2008, 294p.

Isabelle P.

P.S. Une mention particulière pour le design de la couverture!