La bibliothèque sera fermée ce samedi 30 avril 2022.

jeudi 19 mars 2009

Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen


Prenez un pasteur finnois, prédicateur volontiers provocant et impétueux, mais à la foi pourtant fort vacillante, offrez-lui avec malignité un ourson orphelin, dont la mère a été carbonisée au sommet d'un pylone à haute tension, et regardez cet improbable duo se "dépatouiller" dans cette situation hors du commun où vous les avez placé : c'est là le joyeux programme réservé par Arto Paasilinna à son infortuné héros!
Repoussé par sa femme qui refuse la cohabitation avec l'animal, chassé par son évêque excédé par son comportement excentrique, le pasteur Huuskonen entame avec son ours, fort joliment baptisé Belzébuth, un voyage haut en couleurs, sur terre et sur mer. L'ours et l'homme, bras dessus bras dessous, comme deux copains en goguette...
Un récit d'une drôlerie irrésistible, à la fois tendre et grinçant, ironique et malicieux.
Et le moins que l'on puisse dire est que Paasilinna n'a pas la main légère lorsqu'il épingle, sous couvert de rire, les travers de ses contemporains.
Une rencontre à ne pas manquer!

Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen, par Arto Paasilinna, ed. Denoël, 2007.

Isabelle P.

samedi 14 mars 2009

Ballade enivrante en Corée du Sud


Un jeune homme se voit projeter brutalement dans le monde des adultes et pour lui, ça commence plutôt mal. En effet, le monde du travail lui paraît être une énormité et sans trop réfléchir, sa décision est assez simple : se rendre au plus vite à la côte afin de s’y suicider lui semble la meilleure solution. Après avoir travaillé quelque peu dans une auberge afin de subvenir à ses besoins vitaux (qui soit dit en passant ressemblent plus à une prise exagérée d’alcool régional qu’à une alimentation réellement équilibrée), le voilà parti sur les routes enneigées (tout comme son esprit) d’une Corée du Sud plutôt austère ; voyage qui lui permettra de regarder heureusement la vie et ses surprises d’un œil bien plus positif.

Court roman philosophique du plus célèbre romancier coréen contemporain, « L’hiver, cette année-là » est à la fois d’une beauté naturelle et descriptive et d’une légère drôlerie attendrissante.

L'hiver, cette année-là par Yi Munyol, Actes Sud, 1990, 89 p.

Pierre C.

mardi 10 mars 2009

Rêves interdits...


L'île de Tarnagar semble coupée du monde. Toutes les activités tournent autour d'un énorme asile : soit on y travaille, soit on y est patient parce qu'on a enfreint les règles de vie de l'omnipotent Docteur Sigmundus.
Imaginaire et libre-arbitre n'existent pas sur l'île, et chacun se soumet, aidé en cela par l'Ichor, une substance apaisante administrée en grande pompe lors de la cérémonie d'initiation des adolescents.
Certains pourtant résistent, comme Dante sur lequel l'Ichor n'a aucun effet, ou Béa, fille de médecins, qui refuse la cérémonie.
Les deux adolescents s'enfuient, aidés par Ezéchiel, un bien étrange patient...
Premier volet d'une saga intitulée "Le maître des Illusions", ce roman utilise des ingrédients connus mais toujours efficaces, dans un style simple et bien rythmé.

Le rêve interdit, par Brian Keaney, ed. Hachette (Black Moon), 2008, 222 p.

Isabelle P.

jeudi 5 mars 2009

Une agréable loufoquerie


Sorte de policiers plus ou moins qualifiés, les OpSpecs veillent notamment à l’intégrité des manuscrits afin que nul n’aille en changer le cours des récits. Or voilà que l’affreux Achéron Hadès - celui dont il ne faut pas prononcer le nom car il vous repère aussitôt -, est parvenu à s’emparer, et du manuscrit de Jane Eyre et du « Portail à prose » de l’oncle Mycroft Next qui permet de s’y rendre !

Ce roman est le premier d’une série de 5 (à ce jour) mettant en scène la belle Thursday Next et qui tous jouent sur le registre du paradoxe temporel avec le monde de la littérature. L’affaire Jane Eyre est un récit joliment troussé, qui se permet au passage de donner une fin plus optimiste au roman de Charlotte Brontë. L’originalité du thème est captivante, le style enjoué, l’humour so british et les personnages sont attachants. Un bon moment de lecture en perspective !

L’affaire Jane Eyre, par Jasper Fforde, traduit de l'anglais par Roxane Azimi, Fleuve noir , 2004, 389 p. (références bibliothèque 8-3 FF 7683 A)

Frédéric B. (Lecteur)

La guerre laide



1917. Après trois ans sur le front, une blessure qui le laisse amputé de deux orteils et déclaré inapte, le caporal Louis Saint-Gervais est affecté dans une commission de contrôle postal aux Armées. Au début, il lit et tranche sans trop d’états d’âme dans les lettres qu’il voit passer : on veut éviter en haut lieu la démoralisation générale, le pessimisme, le défaitisme, la subversion...

Mais la visite, puis la disparition de son camarade de combat Fernand, ainsi que la présence troublante de Blanche, la jeune dactylographe affectée à la commission, vont progressivement changer le regard de Louis sur les événements. Sera-t-il lui-même renvoyé sur le front ? Qu’est devenu Fernand ? Et pourquoi les pires chefs sont-ils toujours ceux qui l’emportent ?

La vie tranchée est un livre touchant, puissant de simplicité. Il suscite en effet de grandes émotions en témoignant avec pudeur de terribles désespérances. Sa force réside dans un décalage permanent entre un style réservé, à l’instar du caractère de Louis, et la cruauté des situations évoquées. C’est l’horreur de la guerre sans éclat, presque la fatalité à l’état pur.

La vie tranchée, par Bénédicte des Mazery, Anne Crarrière, 2008, 362 p. (référence bibliothèque : 8-3 DE 8024 V)

Frédéric B. (Lecteur)

mercredi 4 mars 2009

Kalimera! Merhaba! Ciao! Saluton! Tungjatjeta!


... ou comment ne pas rester tout seul dans son coin à s'ennuyer comme un rat mort!
L'histoire, toute simple comme son titre l'indique, est celle d'une rencontre entre le petit héros et une bande de copains, rencontre rendue possible parce qu'il a osé dépasser sa peur et aller vers eux en disant simplement "Bonjour!"
A un texte très bref correspondent des illustrations minimalistes, traits de crayon noir ou bleu, d'une particulière expressivité.
Et en plus, les auteurs offrent aux petits le bagage minimum pour un tour du monde réussi : les pages de garde de l'album apprennent à dire bonjour en 42 langues différentes! :-)

Simple comme bonjour!, par Michaël et Jack Foreman, ed. Kaléidoscope, 2008.

Isabelle¨P.

mardi 3 mars 2009

Tyrannie à l’école



La littérature coréenne est principalement caractérisée par la vie sociale du pays et sa tyrannie politique; et même si Yi Munyol est un Coréen du sud, ses romans nous parlent du rapport entre le tyran et ses « sujets ». Dans « Notre héros défiguré », il nous montre que cette forme de despotisme peut commencer très tôt; en l’occurrence à l’école primaire. Notre héros se retrouve dans une école loin de Séoul d’où il est originaire et se rend vite compte qu’un certain Sokdae (élève un peu plus âgé que la moyenne) est celui qui détient le pouvoir absolu et est donc craint par l’ensemble des élèves.

Parabole sur les risques et les dangers du despotisme et de la tyrannie, ce court récit est à la fois tendre et profond; il se lit très rapidement, et sans être un chef-d’œuvre, il vaut véritablement la peine d’être lu juste pour la beauté et la finesse de l’écriture.

Notre héros défiguré, par Yi Munyol, Actes Sud, 1990

Pierre C.

vendredi 27 février 2009

"Carnaval" à la Bibliothèque d'Uccle-Centre




Une fois n'est pas coutume, ce sont Spiderman, Blanche-Neige, Shéhérazade, quelques princesses, deux ou trois clowns et autant de pirates qui sont venus écouter nos histoires à la bibliothèque :-)
Les enfants de 3ème maternelle de l'école du Val Fleuri à Uccle souhaitent à tous de bien fêter le carnaval!



mardi 17 février 2009

Prix adolisant : soirée de clôture


Le prix Adolisant, initié en 1997 par les bibliothèques de Woluwé, a pris depuis bien plus d'ampleur, rejoint par d'autres partenaires, désireux eux aussi de promouvoir le plaisir de lire auprès des 13-16 ans.
La 11ème édition (mais pas la dernière, vu le succès!:-)) du prix se clôturera donc ce vendredi 6 mars à 18h au centre culturel Wolubilis (métro Roodebeek).
Au programme : proclamation des résultats, mais aussi rencontre avec Johan Heliot, auteur de "Ados sous contrôle", un des romans sélectionnés. Entrée libre!


Une grande ville, quelque part dans le futur. Parce qu'elle a un comportement plutôt rebelle, et que ses parents ne savent plus comment s'y prendre avec elle, Lou est envoyée dans un camp de rééducation. Les méthodes employées sont pour le moins inquiétantes, et Lou n'a bien sûr qu'une envie : faire le mur...
Le sujet de ce roman de S.F. est particulièrement actuel, et pose des questions de choix de société. Au nom de la sécurité, peut-on admettre n'importe quel extrémisme?
Une postface très intéressante élargit la réflexion.

Ados sous contrôle, par Johan Heliot, ed. Mango (Autres mondes), 2007, 238 p.

Isabelle P.

lundi 16 février 2009

Protéger ma planète


Comment sensibiliser les tout petits enfants à la nécessaire préservation de la planète terre? Voilà une question qu'enseignants et parents nous posent très souvent.
Pas évident d'y répondre! En édition Jeunesse en effet, les livres documentaires sur l'écologie et le développement durable s'adressent en général à des lecteurs nettement plus âgés.
Les éditions Gallimard comblent donc une lacune avec cet album très réussi. Graphisme rigolo, pages à surprises, aplats de couleurs vives donnent beaucoup de dynamisme à ces 10 conseils tout simples, pour prendre dès la maternelle de bonnes habitudes anti-gaspi.... et les rappeler à ses parents! :-)

10 choses à faire pour protéger ma planète, par Mélanie Walsh, ed. Gallimard jeunesse, 2008.

Isabelle P.

vendredi 6 février 2009

Ateliers-philo pour enfants

Sous le titre évocateur de "Tu penses, il pense, partageons", Angélique Piéropan propose aux bibliothèques du réseau d'Uccle une série d'ateliers-philo destinés aux enfants de 10 à 12 ans.
Réfléchir ensemble à partir de petits textes et des jeux proposés par l'animatrice, partager son vécu, aiguiser son sens critique, apprendre à écouter, échanger, respecter l'autre... Un beau programme, à mettre en pratique lors de trois sessions au choix, les samedis de février, mars et avril 2009.
A la bibliothèque du Centre, les ateliers ont lieu de 10 h 30 à 12 h., accueillent un maximum de 12 enfants, et sont gratuits.
Première session : 7, 14 et 21 février.
Deuxième session : 28 février, 7 et 14 mars.
Troisième session : 21, 28 mars et 4 avril.
La réservation, indispensable, peut se faire à la bibliothèque au 02/348.65.29 ou via l'animatrice au 0479/59.75.27
Une belle expérience à vivre pour les enfants intéressés!

Parallèllement à ces ateliers, Angélique Pieropan en propose d'autres à l'intention des classes du 3ème cycle d'enseignement primaire et 1ère année du secondaire. Le contenu est semblable à ceux proposés en bibliothèque, les deux premières séances ont lieu en classe, la troisième à la bibliothèque.
Quand? Selon les horaires de cours, les lundis et mardi de février, mars et début avril.
Conditions? Gratuit!
Réservation et renseignements : à la bibliothèque : 02/348.65.29 ou via l'animatrice : 0479/59.75.27


Envie d'un avant-goût littéraire à ces ateliers?
Plongez-vous dans les Philo-fables rassemblées par Michel Piquemal!
Soixante petites histoires simples mais riches de sens pour aider les enfants à penser "plus grand et plus loin". Un plaisir à prolonger avec le deuxième volume, "les philo-fables pour vivre ensemble"...

Allez, on ne résiste pas, on vous offre une petite histoire! :-)


"Devant la grande mosquée, quatre mendiants tendaient la main, lorsqu'un homme qui en sortait leur fit l'aumône.
-Prenez cette pièce et achetez-vous ce que bon vous semble! leur dit-il.
-Je sais ce que nous allons faire, dit le premier qui était persan. Avec cet argent, nous achèterons de l'angour que nous partagerons.
-Non, dit le second qui était arabe. Moi, je veux de l'inab.
- Pas question, dit le troisième qui était turc. Ni angour, ni inab, achetons de l'uzüm.
Le quatrième était grec, et il ne fut pas d'accord non plus.
- Moi, ce que je veux, c'est du stafil. Et leur dispute ne prit jamais fin.
Pourtant, sans le savoir, chacun dans sa langue réclamait la même chose : des raisins. Une belle grappe à se partager pour calmer leur faim et leur soif."
(Extrait des "philofables, p.60)

Les philo-fables, par Michel Piquemal, ed. Albin Michel, 2003;
Les philo-fables pour vivre ensemble, par Michel Piquemal, ed. Albin Michel, 2007


Isabelle P.

samedi 24 janvier 2009

N'est-il vraiment pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ?


Les aveugles nous émeuvent, et c'est normal. Mais pourquoi les sourds nous font-ils rire ? "La surdité est comique, alors que la cécité est tragique", constate Desmond Bates, le narrateur de La Vie en sourdine. En anglais, deaf (sourd) n'est pas très loin de dead (mort). Et pour peu qu'on entende mal...

Spécialisé dans la description caustique des milieux universitaires et littéraires anglais, David Lodge s'est également inspiré ici de sa propre expérience, tant en ce qui concerne la perte de son ouïe, que le décès de son père. Et une nouvelle fois la magie opère, et le lecteur sera, comme toujours avec cet auteur, subtilement entraîné de situations parfaitement dérisoires (so british) en instants plus graves et prenants. Avec en prime une étude socio-littéraire de la surdité et d'ébourifantes arguties linguistiques.

La vie en sourdine, par David Lodge, traduit de l'anglais par Maurice et Yvonne Couturier, Rivages, 2008, 413 p.

(référence bibliothèque 8-3 LO 1725 V)

Par Frédéric B. (Lecteur)

vendredi 23 janvier 2009

Famille je vous hais


"La malédiction frappe encore. La vieille a été touchée, puis la mère et la soeur. C'est à mon tour de me soumettre au mauvais sort, logique. Oui, c'est à moi, maintenant, d'être humiliée par l'esprit de l'homme, et s'il est bien gentil, et s'il me comprend, à moi de me plier à sa conversation ou d'attendre qu'elle cesse, réfugiée dans ma tête. Trente ans, je suis une femme de ma famille, cela signifie "paye".

La petite est devenue grande. La voilà qui se remémore son enfance au travers de sa relation avec son amoureux, qu'elle nomme l'âne, tout en succombant au charme de l'homme à la pomme d'Adam saillante. Mais comment vivre cet amour-là, s'il s'agit de cela, sans scruter, décortiquer, noter tout comme elle le fait sans cesse au risque de tout détruire.

"Experte en contes cruels" selon l'expression du Monde des livres, Claire Castillon continue dans son sixième ouvrage de disséquer la féminité, le couple, le mariage, les relations hommes-femmes, la famille et l'enfance (malheureuse), de son regard noir charbon et de sa plume sardonique toute en ironie. La violence des sentiments et des incompréhensions saupoudrée d'une certaine perversité prend le lecteur à la gorge et rend la lecture âpre (commentaire extrait du buzz-littéraire.com).

Dessous c'est l'enfer, par Claire Castillon, Fayard, 2008, 230 p.

(référence bibliothèque 8-3 CA 8026 D)

Par Frédéric B. (Lecteur)

mardi 20 janvier 2009

Des héros "élastiques"

Certains adultes, parents ou enseignants, pointent parfois du doigt les sujets abordés dans les romans pour la jeunesse, déplorant l'abondance de difficultés imposées à leurs personnages par les auteurs, et le pessimisme qui se dégage de ces histoires.
Le hasard a voulu que les trois romans lus ces jours-ci mettent en scène des jeunes héros confrontés à des difficultés, certes (mais n'est-ce pas là depuis toujours un des ressorts indispensables à une bonne histoire?), mais qui trouvent en eux les ressources nécessaires pour aller de l'avant et grandir harmonieusement.
De quoi prouver à ceux qui en douteraient que l'espoir et l'optimisme ne sont pas absents de la littérature pour la jeunesse!


Noé a 10 ans lorsqu'il perd sa maman dans un accident de voiture. Comme il ne connaît pas son père, il se retrouve du jour au lendemain à vivre sur la Nan-Ty, la péniche de ses grands-parents mariniers. Une drôle de vie, un vrai chamboulement qui oblige Noé à se secouer : difficile en effet de s'abîmer dans le chagrin quand on se retrouve la barre dans les mains, chargé de la délicate mission de faire entrer la péniche dans l'écluse!
Et puis il y a tous les gens qu'il rencontre, et Gaëlle, une fille au caractère bien affirmé, qui va l'aider à répondre aux questions qu'il se pose sur son père...
Un très chouette roman, plein de vie et d'optimisme, qui emmène le lecteur dans le monde mal connu des mariniers, chaleureux et solidaires.

Noé, par Claire Clément, ed. Bayard jeunesse (estampille), 2008, 168p.


Depuis que sa maman a perdu un bébé mort-né, tout dans la vie d'Alyssa, 10 ans, part en morceaux. La famille déménage, il lui faut s'acclimater à une nouvelle école, sa mère s'enfonce dans la dépression, son père fuit le marasme ambiant avec une maîtresse, laissant sa fille prendre soin de sa femme.
Heureusement, Alyssa peut compter sur le soutien de Daisy, grand-mère hors normes qui prétend que dans la vie on s'en sort toujours quand on est suffisamment élastique pour rebondir par-dessus les difficultés. Un principe qu'Alyssa décide d'appliquer avec une belle énergie...

Appelez-moi Poison!, par Susan Shreve, ed. Bayard (Millezime), 2008, 161 p.


Pablo, 12 ans, a fui la Colombie avec ses parents, sa grand-mère et ses deux soeurs.
Le soleil, la vie colorée et joyeuse de son village lui manquent. Ici, tout est gris, on ne peut pas faire de bruit, il faut raser les murs parce qu'on n'a pas de papiers, il faut ingurgiter des conjugaisons indigestes...Pire que tout, les autres le traitent de voleur parce que "colombien" rime avec "vaurien". Du moins, c'est ce qu'ils disent.
Alors, pour oublier tout cela, Pablo marche de longues heures dans les rues de la cité, et c'est ainsi qu'il va faire des rencontres décisives pour lui.
Il y a beaucoup de personnages attachants dans ce court roman plein de sensibilité : l'abuela trône dans son fauteuil comme une vestale un peu bourrue; la petite Nina vit en rêve dans un beau château avec son papa; Marisol la grande soeur tente elle aussi de se faire sa place dans ce monde nouveau...
Et puis il y a la Goule bien sûr, cette sorcière effrayante et pourtant tellement tendre aussi!
Un très beau roman, vraiment, sur le thème de l'immigration et de la difficulté pour les uns de s'intégrer et pour les autres d'accepter les nouveaux venus et leur culture propre.

Pablo de la Courneuve, par Cécile Roumiguière, ed. Seuil jeunesse (Chapitre), 2008, 91 p.

Isabelle P.