jeudi 30 juillet 2015

Lire dans les parcs en Juillet


Ce mardi 28, le temps n'était pas au rendez-vous... 
La bibliothèque, les animateurs et un chouette public, oui!

                     

mercredi 15 juillet 2015

Ados litt' : quelques chouettes lectures pour l'été...



 


    Après « Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ? », « Moi, Ambrose roi du scrabble » et « Le journal  malgré lui », voici donc le nouveau roman de Susin Nielsen, une Canadienne, comme son nom ne l’indique pas !
On avait beaucoup aimé ses premiers livres, et on n’est pas déçu par celui-ci, que du contraire !
Pour Stewart, 13 ans, cette rentrée scolaire est celle de tous les changements : deux ans après la mort de sa maman, son père et lui vont s’installer chez Caroline et sa fille Ashley, et Stewart va intégrer le collège local, après plusieurs années passées dans une école pour surdoués.
Parcours à haut risque : Ashley, star du collège accueille très mal ce « quasi-frère » qui pourrait nuire à sa réputation, et les élèves en général ne sont pas tendres envers Stewart, trop « hors norme » pour qu’on le laisse tranquille…
Un roman à deux voix, celles d’Ashley et de Stewart, avec deux sons de cloche bien sûr fort différents !

On est tous faits de molécules, par Susin Nielsen, ed. Helium, 2015, 210p.


Willa est dans un lycée parisien huppé, et vit une histoire d’amour avec Iago, le beau blond dont rêvent toutes les filles. Jusqu’à sa rencontre avec Edern, un garçon qui éveille sa curiosité.  Il semble tourmenté, et vit avec sa famille dans un pavillon biscornu qu’avec un rien d’imagination, on pourrait croire hanté…
Les auteurs de cette BD ont su rendre avec beaucoup de talent les ambiances ténébreuses annonçant de sombres secrets de famille chères à Malika Ferdjoukh, l’auteure du roman dont cette BD est directement inspirée !

Chaque soir à 11 heures, d’après le roman de Malika Ferdjoukh, une BD de Camille Benyamina et Eddy Simon, ed. Casterman, 2015, 89p.




   Un renard ça mange des poules, c’est un fait qui ne se discute pas.  Sauf que dans cette histoire, les poules ne sont pas du tout du tout d'accord et le font comprendre haut et fort à un renard plutôt chétif et ridicule!
  Le loup a peut-être une idée : tu voles des œufs (l’avantage, c’est qu’ils ne peuvent pas encore se défendre), tu les couves, tu les engraisses, et puis tu les manges !
   Ah ben oui, ça a l’air simple comme ça, mais ...
   Une BD superdrôle, à la fois dans le dessin et les dialogues.  Ne vous en privez surtout pas !

Le grand méchant renard, par Benjamin Renner, ed. Delcourt (Shampoing), 2015, 183p.




Ramulf, par Thomas Lavachery, ed. Ecole des Loisirs (Romans Medium), 2014, 618p.

Nous sommes en Lotharingie, quelque part au Moyen-Age.  Ramulf, le frère un peu simplet de Philippe le Philosophe s’est attiré la haine du Comte de Montluc et de ses chevaliers sanguinaires.
Commence alors une impitoyable chasse à l’homme dans laquelle le candide Ramulf semble bien n’avoir aucune chance.  Et pourtant… l’adolescent échappe miraculeusement à ses ennemis, trouve sur sa route des âmes bienveillantes qui le protègent.  L’accompagnent dans sa fuite Louis, un petit orphelin débrouillard et cocasse, et Dahab, le petit singe source de tous ses ennuis.
On croise dans ce trépidant roman d’aventures plein de personnages secondaires aussi attachants les uns que les autres, et qui font autant d’histoires annexes à l’histoire principale.
Dans sa fuite éperdue, Ramulf apprendra à connaître le monde, rencontrera l’amour et ouvrira son esprit endormi jusqu’à devenir… Chut ! On n’en dit pas plus, entrez dans l’imaginaire de Thomas Lavachery et régalez-vous !

jeudi 9 juillet 2015

La nuit au parc de Wolvendael : les photos!

La nuit au Wolvendael a été un véritable succès, vous avez été plus de 250 personnes à dormir à la belle étoile. Les bibliothèques d'Uccle étaient présentes et nous avons immortalisé ce chouette weekend : 









Nous avons hâte de remettre ça l'année prochaine!

lundi 29 juin 2015

Une nuit au parc de Wolvendael





Encore quelques fois dormir et.... l'Echevinat de la Culture vous invite à une nuit de camping au milieu du parc de Wolvendael, avec plein de chouettes activités!
Les bibliothèques planteront elles aussi leur tente sous les étoiles.  Des livres et des BD à emprunter pour lire sous la tente, à la lueur des lampes de poche, et sous un arbre des "raconteurs d'histoires" bénévoles qui se succèderont dans notre confortable fauteuil à histoires.
Envie de participer? info et inscription : www.nuitwolvendaelnacht.com
Envie d'être raconteur d'histoires un petit moment dans la soirée?  Contactez-nous au 02/348.65.29!

jeudi 25 juin 2015

Lire dans les parcs 2015


Uccle

Deux animateurs et un bibliothécaire vous attendent pour vous raconter des histoires. 

Chaque mardi de juillet et août de 15h à 17h (sauf le 21 juillet)

Au parc de Wolvendael (avenue Wolvendael / Rue Klipveld) 

Les jours de pluie continue, l'animation se déroule à la bibliothèque d'Uccle-Centre
Rue du Doyenné, 64 - 1180 Uccle - 02/348.65.29

mercredi 10 juin 2015

12 juin : journée mondiale contre le travail des enfants

Ce 12 juin a été décrété par les Nations Unies "Journée mondiale contre le travail des enfants".
 Le nombre d'enfants dans le monde obligés de travailler au lieu d'aller à l'école se comptent en effet par millions.
Quelques pistes de lecture pour explorer un sujet malheureusement encore et toujours d'actualité...

Juan vit au Guatemala.  Abandonné par ses parents, il vit chez sa grand-mère, au milieu d'une très nombreuse tribu de cousins.  Mais la famille est pauvre, et Juan a dû apprendre le métier de cireur de chaussures.  Pas drôle tous les jours, alors qu'il rêve d'aller dans ce qui pour lui est le plus bel endroit du monde, l'école...

Le plus bel endroit du monde, par A. Cameron, ed. Ecole des Loisirs (Mouche), 70p.
( à partir de 8 ans) (Disponible à la bibliothèque en 30 exemplaires)


Mamy a 8 ans.  Adopté par une famille parisienne, il raconte ce qu'il vit aujourd'hui,
et les souvenirs de sa vie à Madagascar. Avec ses mots d'enfant, il rit, pleure, s'étonne et toujours revient la nostalgie de son village, de ses amis, de sa petite soeur laissée derrière lui.
A Madagascar, le monde se divise entre ceux qui ont des chaussures et ceux qui n'en ont pas.  La vie est dure, les gens sont pauvres, et Mamy pour survivre a exercé bien des métiers : chasseur de mouches, voleur de chaussures, gardien de voitures...
Une histoire pleine de chaleur et d'émotion, une formidable leçon de vie.

Le chasseur de mouches, par Danièle Fossette, ed. Flammarion-Castor poche, 1999, 142p. (à partir de 9-10 ans) (disponible à la bibliothèque en 30 exemplaires)




Parce qu'un monsieur bien habillé a promis de l'argent à ses parents, Soraya, 11 ans, quitte Madagascar et sa famille pour être domestique dans une famille bourgeoise à Paris.  Victime de patrons odieux et réduite à l'état d'esclave ménagère, la petite fille trouve heureusement de l'aide auprès de Jane, jeune fille au pair anglaise engagée par la famille...

Liberty chérie, par Mano Gentil, ed. Magnard jeunesse (Tipik junior), 2003, 121p. (à partir de 11 ans)





Quelque part en Chine, aujourd'hui. A la mort de son père, Si-Yan, 11 ans, est vendue par son oncle comme servante dans une famille riche, et ainsi séparée de sa mère et de son petit frère, loin de la vie pauvre mais heureuse qu'elle menait jusque là, dans son petit village.
Traitée comme une esclave par la famille qui l'a achetée, Si-Yan s'enfuit, mais c'est pour connaître la vie aussi épouvantable d'ouvrière à la chaîne dans une usine de jouets. Seule la solidarité permet d'y survivre...
Basée sur des faits réels, une histoire prenante et facile à lire, qui plaira sans nul doute aux amateurs d'"histoires vraies".

Le rêve de Si-Yan, par Sally Grindley, ed. Flammarion (Castor poche), 2007, 263p.(à partir de 11-12 ans)




Gopal a quitté son village indien avec toute sa famille pour rejoindre Bombay, dans l'espoir d'une vie meilleure.  Là, ils en sont sûrs, ils trouveront du travail.  Mais bien sûr, la réalité est bien différente de leurs espérances.  Croyant trouver un travail pour aider ses parents, l'adolescent se retrouve séquestré dans un atelier clandestin.  Là, en compagnie de cinq autres enfants, il colle des perles sur des cadres, en respirant des vapeurs toxiques, du lever du soleil à la nuit noire.  Et pas question de s'enfuir, Balafre le garde-chiourme sait où vit la famille de Gopal et n'hésitera pas à se venger sur eux...


Garçons sans noms, par Kashmira Sheth, ed. Ecole des loisirs, (coll. Medium), 2013, 350p.





Alberto et Sonny ont 12 ans et aiment le foot et les friandises.  Mais en Colombie où ils vivent, dans ces
faubourgs où règnent la violence et la misère, on bascule bien trop vite dans l'âge adulte.
Alberto et Sonny vont être happés par un système qui, croient-ils, va leur permettre de vivre mieux mais qui en fait les conduira purement et simplement à la mort.
Reflet d'une réalité terrible, ce roman raconte la vie sans espoirs des enfants qui travaillent pour les cartels de la drogue.  Un livre secouant.

L'enfant qui savait tuer, par M.Whyman, ed. Gallimard (Scripto), 2006, 221p. (à partir de 14-15 ans)





 Du côté documentaire, un très bel album paru chez Milan décrypte les différents aspects d'une réalité qui pourrait tristement se résumer à cette affirmation -choc : "dans le monde, un enfant sur 7 travaille."
Enfants domestiques, enfants des rues, enfants des mines, enfants soldats... Des portraits et des témoignages pour expliquer comment et pourquoi la convention sur les droits de l'enfant est ainsi quotidiennement niée partout dans le monde.


Le travail des enfants, par Marc Halévy, ed. Milan jeunesse, 2010, 61p. ( à partir de 12 ans)


Isabelle P.







vendredi 5 juin 2015

L'écriture au singulier, ateliers d'écriture d'été






"Cet été à la bibliothèque communale d'Uccle-Centre, est proposée une session d'ateliers d'écriture narrative (roman, nouvelle, poésie, chanson, récit de vie, textes courts). La formation, à la fois accompagnée et concrète, insiste sur le développement de la part singulière que recèle l'écriture de tout écrivant. Chacun aura ici la possibilité d'en faire l’expérience d’une façon naturelle, ainsi qu'une besogne des plus ordinaires, comme on pèle une pomme, de partir à l’aventure de son propre langage et ce, en s'autorisant les maladresses et tâtonnements inhérents à tout apprentissage."


Session d'écriture : les 1, 8, 15 juillet et 5, 12, 19, 26 août 2015

Horaire : le mercredi de 19h00 à 21h00

Animation : Cédric Migard
Renseignements et inscription : 0498/54.59.56 ou ecrivanture@hotmail.com

vendredi 29 mai 2015

Les "Tof!" du mois

Nous vous l'avions promis, voici donc deux propositions de "tof" lectures, que vous trouverez bien sûr dans votre bibliothèque préférée!
Et si vous souhaitez participer, n'hésitez pas, venez à l'accueil de la bibliothèque apposer notre petit logo sur votre coup de coeur, ou envoyez-nous vos commentaires via notre boîte mail, nous les publierons avec grand plaisir!


« Echapper » est un peu l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, et qui vous donne envie d’être l’homme suivant qui allonge la chaîne en se lançant à son tour à la recherche du même ours : vous allez comprendre.
« Echapper » est l’histoire d’un auteur ébloui par le livre d’un autre (« La Leçon d’Allemand », de Siegfried Lenz), par le personnage d’artiste peintre qu’il met en scène (Max Ludwig Nansen), puis par le véritable artiste qui l’a inspiré (Emil Nolde en l’occurrence). Le narrateur décide de partir sur les traces… mais de qui finalement : du personnage de roman ou du véritable peintre ? Le voilà pour une saison entre Allemagne et Danemark, entre lieux imaginés par Lenz et réels, entre solitude et rencontres aussi, pudiquement à la recherche de lui-même au travers de son enquête sur Nansen – Nolde.
C’est bien écrit, plein de réflexions qui m’ont touché sur mes rôles d’amant, père, frère et même enfant. Mais l’auteur avait 65 ans quand il a écrit ce livre et j’en ai 58, et ceci explique peut-être cela. Toujours est-il que je ressens la furieuse envie de partir à mon tour sur les traces de Lionel Duroy, pour participer aussi à la recherche du héros de Siegfried Lenz, puis à la découverte d’Emil Nolde. Un livre attachant que l’on regrette d’avoir achevé.

Echapper, par Lionel Duroy, Editions Julliard, 2015, 277 pages

Frédéric B., lecteur

Dès la couverture, les deux personnages de cette histoire annoncent la couleur : “la première fiction par SMS”, annonce le fiston.  “C’est quoi un SMS?” demande la mère.
Proposé par l’auteur d’abord sur Internet, par épisodes journaliers, voici en effet une vraie histoire faite uniquement d’échanges de SMS entre un fils, jeune adulte un rien immature, et sa mère, un tantinet envahissante, souvent larguée, mais pleine de malice et d’amour pour son rejeton, les deux personnages maniant en outre la mauvaise foi avec une égale virtuosité!
La mère cherche à dompter son smatphone, en appelle à son fils, parfois patient… et parfois pas!  Au fil des échanges, où l’on rencontre aussi une grand-mère un peu flippante, un chat, un voisin nommé Boris, l’engin se révèle être un cordon ombilical, moderne certes, mais très très très présent!
C’est hilarant souvent (et je ne veux pas savoir ce que les gens ont pensé de moi, éclatant de rire toutes les trois pages dans le tram! J), touchant toujours, plein d’émotion, drôle et triste à la fois, bref, à l’image de la vie!
Et bien sûr, l’auteur dédie le livre … à sa môôman!


Avec Maman, par Alban Orsini, ed. Chiflet et Cie, 2014.

Isabelle P., bibliothécaire

mardi 28 avril 2015

Du neuf à la bibliothèque!

Retrouvez dès aujourd'hui et ce, pour quelques mois, deux nouveaux rayons à la bibliothèque du Centre : des livres en anglais et des livres en grands caractères! 
Vous les trouverez à l'entrée de la bibliothèque et nous alimenterons quotidiennement ces rayons. 

Les livres en anglais sur les grilles : 



Et les livres en grands caractères sur l'étagère des nouveautés :



Profitez-en! 

jeudi 23 avril 2015

Tof ! , c'est "Je lis dans ma commune" !



Eh oui, comme chaque année à cette date, du 23 avril au 3 mai,  les médias vous l'ont certainement déjà appris, dans (presque) toutes les communes de Wallonie et de Bruxelles, on fait la fête aux livres!
A Uccle aussi bien sûr, beaucoup de choses vous sont proposées, y compris dans votre bibliothèque préférée (voyez l'agenda dans le menu déroulant à droite de votre écran). Soirée littéraire, ateliers philo, heure du conte très spéciale... un peu de tout pour tous, avec un fil rouge : l'amour! Tout un programme!

Il y a aussi à la bibliothèque une tradition , initiée il y a deux ans à cette occasion :  partagez avec les autres lecteurs le plaisir que vous avez eu à lire un livre en y apposant notre petit logo "Tof!" disponible à l'accueil. Pour ceux qui l'ignoreraient, "tof!" se dit chez nous de quelque chose qu'on aime particulièrement...
Ne manquez pas de découvrir les livres Tof! des autres lecteurs à votre prochaine visite!

Chaque mois désormais, nous vous présenterons un livre choisi par un lecteur ou un bibliothécaire.
Mais ce mois-ci, comme c'est fête, on vous en offre deux! :-) grâce à la complicité de Frédéric B., lecteur, que nous remercions chaleureusement!




J'ai adoré les « Jambes fluettes etc. » de Tom Robbins !

Il y a quelques années, j'ai décidé d'alléger ma vie, en me séparant de nombreux objets, dont mes livres. Depuis lors, j'en emprunte à la bibliothèque et n'en achète plus, à part quelques uns d'occasion pour en avoir toujours une petite réserve (et ceux-là, je les donne ensuite de manière ciblée ou les laisse à prendre en divers endroits). Et pour la première fois depuis longtemps, j'ai vraiment éprouvé de la peine à devoir rendre un livre. Car celui-ci, j'aurais aimé pouvoir y revenir, tant pour le fond que pour retrouver l'une ou l'autre expression truculente de tendresse à dédier à ma compagne ou des images et des tournures de phrases proprement hilarantes.

Mais comment se fait-il que je n'aie jamais rien de lu de Tom Robbins avant ces « Jambes fluettes, etc. » alors qu'il s'agit déjà de son neuvième roman, quasiment tous traduits en français ? « Sur fond de troubles au Moyen-Orient, de danse des sept voiles et de Super Bowl, Tom Robbins tord le cou aux faux artistes et aux guerres de religion, dans un récit est brillant et espiègle, aussi hilarant qu'incisif » résume avec une parfaite justesse l'accroche du Los Angeles Times en 4ième de couverture. Et peut-être aussi un récit prémonitoire pour l'histoire de l'humanité dans ce que l'on peut considérer comme sa conclusion à la toute fin du livre. A vous de voir...

Jambes fluettes, etc., par Tom Robbins (traduit de l'américain par François Happe), éd. Gallmesiter, 2014, 538 pages

De l'émotion à l'état pur

J'ai d'abord un peu hésité à la lecture de ce livre : roman à l'eau de rose ou petit chef d'oeuvre ? Au fur et à mesure de ma lecture, c'est la deuxième option qui l'a définitivement emporté. « Une vie entre deux océans », de l'Eurpe en guerre à l'Australie juste après, est aussi une vie entre deux... états : guerre et paix, souffrance et bonheur ; une vie entre deux... êtres : Tom Sherbourne et sa femme Isabel, leur communion et leurs abîmes d'incompréhension. C'est aussi l'histoire d'un cas de conscience déchirant, sur fond d'embruns et de grands espaces. Et pour finir, je l'ai tant aimé ce livre, que je l'ai offert une dizaine de fois !

Une vie entre deux océans, par M.L. (Margot) Stedman, éd. Le livre de Poche, 2014, 528 pages





N'hésitez pas, vous aussi, à nous transmettre vos coups de coeur, et ... bonnes lectures à tous!

samedi 18 avril 2015

Ados litt' : nos coups de coeur du mois!









Les vacances de Pâques se terminent, hélas! On espère que vous avez eu le temps de lire au soleil qui s'est enfin décidé à se montrer!
Et voici quelques suggestions pour renouveler votre stock de lecture... 



Jonas, le requin mécanique, par Bertrand Santini, illustré par Paul Magger, ed. Grasset jeunesse, 2014, 107p.

Jonas est un requin robot, ancienne vedette de films aussi célèbres que “les dents de la mort”, “le retour des dents de la mort”, “la revanche des dents de la mort” et “le retour de la revanche des dents de la mort”! La gloire oubliée, il finit sa carrière au parc d’attractions Monsterland mais sa ferraille grinçante, hélas, ne fait plus peur à personne. Le directeur sans pitié décide donc de se débarasser de lui, mais c’est sans compter l’amitié de ses amis, dragons, zombies et autres fantômes! Le géant Krokzilla se dévoue pour aider Jonas à réaliser son rêve : retourner à l’océan, et devenir, comme Pinocchio, un vrai requin…
Un roman vraiment très très drôle, avec des personnages tous plus extraordinaires les uns que les autres! Les illustrations en noir et blanc sont superbes elles aussi, et donnent envie de voir ce livre adapté en film d’animation!




L’homme-qui-dessine, par Benoît Séverac, ed. Syros, 2014, 211p.
 
Mounj est l’homme-qui-dessine, pour son peuple, les Hommes-droits (qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Néanderthal).  Sa mission : parcourir le monde et revenir le raconter à sa tribu.  Il doit aussi trouver d’autres clans d’Hommes-droits car le sien se meurt d’un mal inconnu.
Au cours de son voyage, il est fait prisonnier par des Hommes-qui-savent (qu’aujourd’hui on appelle Homos sapiens-sapiens, très proches de nous).
Un tueur s’en est pris aux chasseurs avec une arme si redoutable qu’elle ne peut être que magique, et Mounj est accusé du crime…
Voici une vraie enquête policière en pleine Préhistoire, avec victimes, coupable et rebondissements nombreux!  Une manière aussi d’en savoir un peu plus sur nos ancêtres…




La coloc, par Jean-Philippe Blondel, ed. Actes Sud junior, 2015, 145p.

Romain, 16 ans, n’en a pas cru ses oreilles quand ses parents ont dit oui : à la rentrée, il pourra occuper l’appartement de sa grand-mère décédée avec deux copains, et ne plus faire d’interminables trajets pour se rendre au lycée.
A priori pourtant, Romain, Remi le geek et Maxime le beau gosse n’ont pas grand-chose en commun, et pas toujours la même façon de voir les choses. Les fêtes, c’est très chouette, l’aspirateur et la vaisselle par contre…
Mais peu à peu le regard des uns sur les autres évolue, et l’improbable trio va vivre une année riche en émotions.
Une fois de plus, Jean-Philippe Blondel écrit là une tranche de vie intense, riche comme la vie, justement, avec ses fous-rires et ses coups de gueule.  Chacun s’y reconnaîtra, un peu, beaucoup, ou passionnément!



Les trois soeurs et le dictateur, par Elise Fontenaille, ed. Rouergue (DoAdo), 2014, 80p.

Mina, la narratrice, qui vit aux Etats-Unis, visite la République dominicaine, d’où est issue sa famille.  Si le pays lui semble magnifique, et son cousin Antonio beau comme un dieu, sa rencontre avec sa grand-tante Adela va lui montrer des choses bien plus sombres, le passé tragique de sa grand-mère Minerva, dont son père , prisonnier de sa souffrance, ne lui a jamais parlé…
L’auteur romance ici une histoire vraie, celle des soeurs Mirabal, Minerva, Maria-Teresa et Patria, célébrées en Amerique latine comme des héroïnes pour s’être opposées au dictateur Trujillo. Elles furent assassinées sur son ordre le 25 novembre 1960, et c’est en leur hommage que le 25 novembre est aujourd’hui “journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes”.
Un livre interpellant, qui fait partie de la nouvelle sélection du prix Farniente catégorie basket jaune (13+) .
Pour plus de renseignements sur cette sélection : www.prixfarniente.be.





Un hiver en enfer, par Jo Witek, ed. Actes Sud junior, 2014, 333p.

La vie d’Edward, 16 ans, est très difficile: dans son collège huppé, il subit des brimades incessantes et n’a qu’un seul ami, HP, rejeté comme lui par les autres.
Il est le fils d’un architecte célèbre avec qui il a une grande complicité. Avec sa mère, par contre, ancienne pianiste virtuose et maniaco-dépressive, c’est le froid absolu.  Aucun amour, aucune tendresse entre eux.
Son père meurt dans un accident de voiture dont sa mère réchappe par miracle.
Edward n’arrive pas à surmonter sa souffrance, d’autant que sa mère a radicalement changé d’attitude à son égard.  De distante et froide, elle est devenue autoritaire, étouffante, semblant vouloir couper l’adolescent de tout lien avec qui que ce soit d’autre qu’elle-même. Un huis clos malsain s’installe, poussant Edward à se poser d’angoissantes questions…
Un suspense intense, une tension toujours grandissante, des retournements de situation… un thriller particulièrement efficace! Particulièrement violent, aussi… âmes sensibles s’abstenir!
Ce livre fait également partie de la sélection du prix Farniente, catégorie 15 ans et plus.