mardi 16 septembre 2014

Tom Lanoye près de chez vous!







Le samedi 20 septembre à 15 heures, Soraya Amrani recevra Tom Lanoye à la librairie La Licorne, notre librairie partenaire, pour son nouveau roman "Troisièmes noces".
Ne manquez pas cette magnifique occasion qui vous est donnée de rencontrer ce grand romancier et dramaturge belge neerlandophone!

Librairie La Licorne, 656, chaussée d'Alsemberg, à Uccle.

lundi 8 septembre 2014

Atelier d'écriture pour adultes en résidence à la bibliothèque du Centre







L'écriture au singulier, ateliers d'écriture de fiction


"Le réel découvert par l'écriture n'est plus le réel. Il conviendrait mieux de dire le vrai."

L'asbl Ecrivanture organise à la bibliothèque d'Uccle-Centre des ateliers d'écriture de fiction. Au-delà du cloisonnement des genres littéraires, hors des modèles à imiter, est proposée ici une véritable formation, à la fois accompagnée et concrète, avec une insistance sur le développement de la part singulière que recèle toute écriture. Il s’agit, au moyen d’indications pratiques, de permettre à chaque écrivant d’affiner son approche unique et personnelle du langage, de laisser les mots revenir par la vieille sente et, en définitive, d'inventer, c'est-à-dire de découvrir, sa mise en scène.



L’écriture n’est pas la fabrication d’une machine à effets spéciaux mais un acte magique, fondateur. Dans le cadre des ateliers, chacun a la possibilité d’en faire l’expérience d’une façon toute naturelle, ainsi qu'une besogne des plus ordinaires, comme on pèle une pomme, de partir à l’aventure de son propre langage et ce, en s’autorisant les maladresses et tâtonnements inhérents à tout apprentissage.

Inscriptions et renseignements : 0498/54.59.56 (Cédric Migard)
Prochaine session d'écriture : Du 10 septembre au 17 décembre 2014 (chaque mercredi, de 19h à 21h).

mercredi 3 septembre 2014

Nos lectures de l'été








   On espère que vous avez passé un bel été! A la bibliothèque, c'était plutôt calme, alors on a rangé ... un peu, et lu... beaucoup!  Voici donc quelques suggestions pour vos lectures de rentrée...



Les substituts, par Johan Heliot, ed. Seuil, 2014.


Kia a 14 ans, elle doit donc quitter le Parc où vivent les Substituts comme elle, pour entrer au service des Hauts.  Un destin programmé par ces puissants, en représailles d’une terrible faute dont ses ancêtres se rendirent coupables. Laquelle ?  Kia n’en a aucune idée, parce que, comme à tous les Substituts, on lui a implanté une puce électronique qui l’empêche d’apprendre et de se souvenir.  Un moyen commode pour maintenir tout un peuple en esclavage !
Un petit bug informatique dans la puce de Kia va tout remettre en question…
Sociétés totalitaires, dérives sécuritaires, dangers du clonage… Johan Heliot aime faire réfléchir ses lecteurs sur l’avenir de notre monde, par le biais de la SF et de la dystopie.
Quelques uns de ses romans ont été publiés aux éditions Mango, dans la très intéressante collection « Autres Mondes ».
On pourra lire aussi par exemple :
 

Ados sous contrôle, par Johan Heliot, ed. Mango (autres mondes), 2007, 238 p.

Une grande ville, quelque part dans le futur.  Parce qu’elle a un comportement plutôt rebelle, et que ses parents ne savent plus comment s’y prendre avec elle, Lou est envoyée dans un camp de rééducation.  Les méthodes employées sont pour le moins inquiétantes, et Lou n’a bien sûr qu’une envie : faire le mur…
Le sujet de récit de SF est particulièrement actuel, et pose des questions de choix de société.  Au nom de la sécurité, peut-on admettre n’importe quel extrémisme ? 
Une postface très intéressante élargit la réflexion.


Ma vie extraordinaire, par Johan Unenge, ed. Bayard, 2013, 253p.

Une petite ville en Suède. La vie n’y est pas facile, mais la population vit d'espoir grâce à son équipe de basket, emmenée par son joueur vedette, un africain appelé Youssef. Grâce à l'équipe, on va peut-être construire un nouveau complexe sportif qui amènera du travail. Seulement le visa de Youssef arrive à expiration, à la grande colère des habitants.
D'un autre côté, il y a le centre de réfugiés d'où d'autres  Africains se sont évadés, ce qui déclenche une chasse à l'homme par les mêmes habitants. Deux poids deux mesures....On sent l'idéologie d'extrême droite qui relève la tête, avec son cortège de préjugés et de refrains populistes.
Et au milieu de tout cela, il y a les ados, dont Mattias le héros, un garçon tout ce qu'il y a de plus ordinaire.
Mattias passe une grande partie de son temps à dégommer des ennemis dans des jeux video d'une grande violence, mais quand il est face à face avec un fugitif, il se sent obligé de l'aider.
En même temps, il est attiré par une jolie fille de sa classe mais... 
Voici un livre qui prend le lecteur dès la première page, et qui ne le lâche plus. On est avec le héros qui se pose des questions, qui peine à se faire une opinion, coincé entre ce qu'il ressent et ses relations avec les autres qu'il veut préserver...
On est dans le racisme le plus ordinaire, dans ce qu'il a de plus dangereux, généré par la crise économique, l'absence de culture, l'égoïsme... Ce pourrait être glaçant et désespéré, mais il y a la prise de conscience de Mattias qui ouvre une réflexion positive.
La forme du roman est très intéressante aussi puisque l'histoire est racontée à la fois sous la forme roman et sous la forme BD, des images en noir et blanc d'une grande force.  L'ensemble est très cohérent, on passe sans rupture d'un média à l'autre.
Bref, un roman engagé, un sujet tout à fait actuel, qui pousse à la réflexion, le tout dans une forme elle aussi intéressante... Un grand coup de cœur !

La tête dans les choux, par Gaia Guasti, ed. Thierry Magnier, 2013, 148p.

 Margotte, 13 ans, est effondrée : ses parents se sont pris d’une rage « retour à la terre, pain bio et petits oiseaux » qui a conduit toute la famille au fin fond de l’Ardèche profonde !
Clairette, la petite sœur de 4 ans, blondinette accro aux robes de princesse s’adapte très vite, et entre avec bonheur dans un nouveau look de sauvageonne, mais pour l’adolescente timide qu’est Margotte, c’est une autre histoire ! Rien que les trajets en bus vers son nouveau collège sont un cauchemar, la route est pleine de virages qui lui donnent le mal de mer. Quant aux habitants du hameau… ils sont 17, pas beaucoup de choix pour se faire des copains !
C’est Margotte qui raconte l’histoire, avec un humour un peu ironique, tout à fait réjouissant !

Une chouette lecture, à poursuivre par une plongée dans la Creuse avec Juliana et Matthias, les jumeaux dont les parents ont été saisis de la même fièvre « campagne profonde».
Beaucoup d’humour aussi dans ce roman de Marie-Sophie Vermot, paru en 2002 à L’école des Loisirs et intitulé « Les tribulations de l’escargot ».




Sweet Sixteen, par Annelise Heurtier, ed. Casterman, 2013, 224p.

C’était il n’y a pas si longtemps, en 1957 exactement, dans le Sud des Etats-Unis.
Alors y existait encore la ségrégation entre Blancs et Noirs. Ecoles, transports en commun… on ne s’y mélange pas, et les infrastructures offertes aux Noirs sont toujours de moindre qualité, bien sûr.
Mais les choses changent, et en septembre de cette année-là, 9 élèves noirs se préparent à franchir pour la première fois les portes d’une école auparavant réservée aux Blancs.
Très vite, la tension monte, la situation se dégrade au point qu’il y a bientôt un garde armé derrière chacun de ces étudiants, chargé de le protéger des intimidations, menaces et agressions.
Molly est l’une de ces neuf étudiants.  Elle l’a choisi, malgré les difficultés,  parce qu’elle veut que les choses évoluent, mais elle ne s’attendait pas à vivre un tel enfer.  Les Blancs insultent, menacent, agressent, les Noirs ne comprennent pas sa démarche, et l’accusent de trahir sa communauté.
L’histoire se déroule à deux voix, celle de Molly d’une part, et celle de Grace, une jeune Blanche du même lycée.
Le roman s’appuie sur un personnage réel, celui de Melba Patillo, l’une des étudiantes qui vécut ces événements dans le lycée de Little Rock, dans l’Arkansas.
Une histoire forte, qu’on lit d’une traite !

 
Sur le même sujet, celui du combat des Noirs pour l’égalité aux Etats-Unis, on pourra lire aussi  Le bus de Rosa, le très bel album de Fabrizio Silei et Maurizio A.C.Quarello qui raconte l’histoire de Rosa Parks qui , avec un grand courage, refusa de se lever pour laisser sa place à un Blanc dans le bus et fut à l’origine de la suppression de la ségrégation raciale dans les transports.






Echec et rap, par Jean-Paul Nozière, ed. Nathan (Roman Ado+), 2012, 177p.

Dans la petite ville de Sponge, David, 26 ans, a été tué d’une balle en pleine tête, dans son appartement.  Dans sa main, on retrouve une pièce d’un jeu d’échecs.  Les voisins ont vu le tueur, un adolescent style rappeur.
Lili Rigosi, la séduisante adjudant-chef de la brigade de gendarmerie enquête.  Mais très vite, ce meurtre est suivi d’un autre…
Le roman s’articule autour de deux histoires racontées en parallèle : l’une détaille les meurtres et l’enquête, l’autre revient, à travers le journal de Léo, 15 ans, sur une histoire de harcèlement qui s’est passée des années auparavant.
Bien sûr, le lecteur comprend vite que passé et présent vont se téléscoper, mais ce n’est pas là l’essentiel, et le suspense et les surprises sont au rendez-vous jusqu’à la dernière page.
La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on…





Et pour conclure cette sélection, voici une mosaïque de couvertures de romans : ce sont ses coups de coeur du moment qu'Emily B., une lectrice de la bibliothèque nous a envoyés.  Merci Emily!




Si vous aussi vous souhaitez nous envoyer des suggestions, des commentaires... n'hésitez pas, nous les publierons avec plaisir sur le blog!
Pour nous écrire, une seule adresse : bibucclecentre@hotmail.com

Au mois prochain!

Isabelle P.




mercredi 11 juin 2014

la sélection ado de mai, c'est ici!

  



 En mai, fais ce qu'il te plaît, dit le dicton... et donc nous avons lu, parce que nous aimons cela! :-)
Alors, le beau temps revenu, installez-vous confortablement pour la pause-lecture que nous vous proposons!
Bonne lecture!



20 pieds sous terre, par Charlotte Erlih, ed. Actes Sud junior, 2014, 205p.

Manon est effondrée : son frère Théo a été retrouvé mort, une nuit, électrocuté dans un tunnel du métro parisien, alors qu’il tagguait un wagon.
Au chagrin s’ajoute l’incompréhension et la stupeur : l’adolescente ignorait tout des activités nocturnes de son frère et  ne connaissait pas sa passion pour le tag .  De plus, elle ne croit pas à la thèse de l’accident.  Elle se lance alors dans une enquête solitaire et secrète autant que dangereuse…
Un très bon thriller, qui maintient le suspense jusqu’au bout.
Par l’auteur de « Basha Posh », premier roman qu’on a beaucoup aimé aussi (voir Ados Litt’ de février 2014)






Le prix à payer, par Vincent Faucheux, ed. Alice (Tertio), 2014, 271p.

Paul Tournier, comptable, célibataire, mène une petite vie sans histoires, dans laquelle il se sent un peu à l’étroit.  Or, d’une manière extra-ordinaire, le destin, en la personne de Fortunae, un personnage tout de blanc vêtu, va lui permettre de retourner dans son passé pour changer le cours de certains événements et par là-même de sa vie entière.  Mais bien sûr, ces choix entraînent d’autres modifications dans son existence, et « l’effet papillon » induit par Paul n’est pas sans danger.  Sa vie en sera-t-elle vraiment meilleure ?  Il y a en tout cas, comme en toutes choses, un prix à payer…




Les enfants du roi, par Sonya Hartnett, ed. Les grandes personnes, 2013, 286p.

1940. Cecily et Jeremy Lockwood se sont réfugiés avec leur mère au domaine de Heron Hall dans le Yorkshire, propriété de leur oncle Peregrine.  Une existence protégée, au regard de celle de centaines d’autres enfants évacués de Londres et placés dans des familles d’accueil.  Sur un caprice de Cecily, petite fille gâtée, la famille Lockwood accueille May Bright, 10 ans.  En explorant les environs, elle entraîne Cecily jusqu’aux ruines d’un château dont l’oncle Peregrine leur racontera la terrifiante légende. Un château où les deux filles vont faire une étrange rencontre, qui les fera basculer dans un monde ancien…
Fantastique et Histoire se mélangent dans ce très beau roman qui parle aussi de la guerre, du pouvoir, et de la force qu’il faut pour survivre à l’une et à l’autre.
L’auteur, Sonya Hartnett, est australienne, et a reçu en 2008 le prix Astrid Lindgren, ce qui équivaut, en littérature pour la jeunesse, au prix Nobel de littérature !

Sur le thème des enfants londoniens évacués à la campagne pour échapper aux bombardements pendant la deuxième guerre mondiale, on pourra lire aussi :

 La guerre de Fanny, de Nina Bawden, ed. Ecole des Loisirs (Neuf), 1991, 303p.

Fanny a 12 ans, et avec son petit frère Nick, est accueillie dans un petit village de la campagne anglaise, chez Samuel Evans l’épicier.  Accueillie est un bien grand mot car monsieur Evans est un homme au cœur sec, qui terrorise son entourage au nom de Dieu, à commencer par sa jeune sœur, aussi timide qu’une souris !
Leur ami Albert, lui, a été recueilli dans une maison au milieu des bois, chez Hepzibah Green, une femme maternelle et chaleureuse, que Samuel Evans semble détester.  Hepzibah croit aux pouvoirs de la nature et aux vieilles légendes…
Un très beau livre, basé sur les propres souvenirs de l'auteur. Ce roman est malheureusement épuisé pour le moment en librairie, mais que vous trouverez bien sûr dans votre bibliothèque favorite ! :-)



Cette fille est différente, par J.J.Johnson, ed. Alice (Tertio), 2014, 348p.

Cette fille, c’est Evie, 16 ans, qui découvre pour la première fois un lycée “normal”, pour sa dernière année de scolarité avant l’université.
Evie a fait toute sa scolarité à domicile, dans la maison écologique qu’elle a construite avec sa mère Martha.
Très vite, elle est heurtée par plein de choses qui paraissent normales aux autres élèves, les règlements souvent abusifs, la parole des professeurs plus importante que celle des élèves, les toilettes des élèves dégoûtantes….
Alors, même si rester dans le rang peut s’avérer plus confortable, même s’il est plus agréable de se perdre dans les yeux et les bras d’un petit ami merveilleux, Evie s’insurge et dit haut et fort ce qu’elle pense, s’élève contre l’injustice et conteste l’autorité.
Mais parfois, la révolution se retourne contre celui ou celle qui l’a initiée et lui botte les fesses, Evie l’apprendra à ses dépens! 
Un roman passionnant, qui amène le lecteur à se poser plein de questions sur l’école, son fonctionnement, mais aussi sur la démocratie, le fait de défendre ou non son opinion, et à quel prix… et puis aussi une belle histoire d’amour et d’amitié! :-)



Si vous aussi , vous avez envie de partager vos lectures, n'hésitez pas à nous envoyer vos critiques et coups de coeur, et nous les publierons sur ce blog avec plaisir!

Isabelle P.

lundi 5 mai 2014

Écrivaine publique

Solliciter un emploi, écrire une lettre, présenter un curriculum, entamer une démarche administrative...

Pour vous aider dans toutes ces opérations, une écrivaine publique vous aide gratuitement jusque fin juin, chaque lundi, de 15h à 18h dans les bibliothèques communales francophones d'Uccle.

Les 1er et 3e lundis à la Bibliothèque Uccle-Centre - 64, rue du Doyenné
Renseignements et rendez-vous au 02/348.65.29

Les 2e lundis à la Bibliothèque d'Uccle-Homborch - 30, avenue d'Homborchveld
Renseignements et rendez-vous au 02/374.19.25

Les 4e lundis au Phare - 935, chaussée de Waterloo
Renseignements et rendez-vous au 02/374.04.43

lundi 28 avril 2014





Voici donc, avec un nouveau logo, merci Julie! :-) notre sélection de ce mois d'avril parmi les livres que nous avons lus. Du réaliste, du fantastique, du grave, du léger, y en a pour tous les goûts, bon appétit! :-)

Silence, on irradie, par Christophe Léon, ed. Thierry Magnier, 2009, 111p.

 


Un village qui ressemble à tous les villages, quelque part à l’Est de l’Europe. Sauf qu’ici, grâce à la centrale nucléaire juste à côté, les habitants ont tous du travail.
Jusqu’au jour de “l’incident”, comme ils ont d’abord appelé l’explosion, à la télévision.
Une explosion qui s’avère être une catastrophe écologique majeure répandant mort et destruction à des kilomètres à la ronde…
Quelques survivants se cachent dans les décombres : il y a Sven, sa petite soeur Siloé, et puis Youri, un jeune médecin venu de la ville dans l’espoir insensé de retrouver celle qu’il aime…
On pense bien sûr à Tchernobyl en lisant cette histoire terriblement réaliste et tragique. Un roman qui interpelle et appelle le débat, face à des choix de société qui pèsent, positivement ou négativement sur l’avenir de tous.

Le passage du diable, par Anne Fine, ed. Ecole des loisirs (Medium), 2014, 306p.

Le centre de cette histoire, c’est une maison.  Une maison-manoir du 19ème siècle avec des pièces innombrables, des escaliers dérobés, des tourelles et des clochetons. Une maison qui, la nuit tombée, distille l’inquiétude, puis la peur, comme dans les romans gothiques, où l’horreur naît de l’inconnu.
Cette maison, le jeune Daniel Cunningham ne la connaît d’abord que par sa réduction, une magnifique maison de poupées, réplique de la maison d’enfance de sa mère. Daniel joue avec ces poupées des heures durant, la maladie grave qui le cloue au lit l’empêche de faire autre chose.  Sa maman le soigne avec dévouement, mais ils ne voient jamais personne, elle ne lui parle jamais de son enfance au manoir, ni des personnes représentées par ces poupées.
Un jour pourtant, le huis-clos étouffant explose. Daniel n’est en réalité pas malade, et le médecin qui l’a recueilli après la crise de folie de sa mère cherche à comprendre et à joindre d’autres membres de la famille.
Il s’avère que Daniel a un oncle, disposé à l’accueillir au manoir. Le  jeune garçon débarque donc dans la maison grandeur nature, en reconnaît tous les recoins.
Mais très vite l’oncle, ancien marin, révèle une personnalité troublante, tantôt miel tantôt vinaigre. Et pourquoi donc s’intéresse-t-il donc tant à la maison de poupées qu’il croit perdue, et dont Daniel lui a instinctivement caché qu’elle existe encore?...
Laissez-vous emporter par le charme vénéneux de ce roman, vous ne le regretterez pas!


Qui a mis des cheveux sur ma brosse à dents?, par Jerry Spinelli, ed. Ecole des loisirs (Medium), 2013, 276p.

Qui a dit que parce qu’on est frère et soeur, on doit nécessairement s’adorer?
Pas Greg et Megin en tout cas, qui se détestent cordialement.  Tous les coups sont permis, c’est la guerre totale! Les parents dépassés par les événements, le petit frère pris en otage par l’un ou l’autre dans la bataille n’en peuvent plus!
L’auteur donne la parole alternativement aux deux personnages, et chacun est bien sûr persuadé qu’il a raison et que l’autre n’est qu’un rat puant. Encore que…
Une très chouette histoire sur les rapports familiaux parfois explosifs, réaliste et drôle à la fois!




Western girl, par Anne Percin, ed. Du Rouergue (DoAdo), 2013, 200 p.

 
Elise a 16 ans, et se prépare à vivre un été de rêve.  Passionnée de cheval, de western et de musique country depuis qu’elle est haute comme trois pommes, elle part en stage dans un ranch du Dakota. 
Le paradis? Sauf que le groupe de stagiaires comprend quelques snobinards et quelques pestes, et qu’Elise se retrouve vite la tête de turc de certains…
Un roman entraînant et dépaysant, à la rencontre d’une région, d’une manière de vivre et d’une musique particulières… et en prime, une belle histoire d’amour! ;-)


Meilleur jeune espoir féminin, par Marie-Sophie Vermot, ed. Thierry Magnier, 2013, 121p.
Damienne, 15 ans ¾, passe ses vacances dans la villa basque des patrons de sa mère, employée de maison.
Face aux riches ados qu’elle croise sur la plage, elle se rêve une autre vie.  Elle devient donc Isild, parisienne bien sous tous rapports.  Le stratagème semble fonctionner, et Damienne-Isild ne tarde pas à trouver Nathan, l’un de ses nouveaux “amis” très à son goût.  Mais un mensonge en entraînant un autre, le secret de l’adolescente est de plus en plus lourd à porter…
S’accepter tel que l’on est sous le regard des autres… pas si facile!


Du même auteur, on pourra lire aussi Casting, paru en 2000, à l’Ecole des Loisirs, dans la collection Medium :

Le monde de la mode est tellement merveilleux!
C’est en tout cas ce que pense Bérénice, vraie peau de rousse et cheveux tirant sur l’orange, qui fait des pieds et des mains pour intégrer le casting de cette pub pour les jeans Machinchouette, avec 4 autres ados.
Mais lorsque le tournage commence, les personnalités se révèlent, et les affrontements ne tardent pas, entre celle qui “se la pète”, celui qui “s’y croit”, et le réalisateur à l’humeur imprévisible… Bérénice y apprendra beaucoup de choses sur les autres … et sur elle-même! 


Bonnes lectures et ... au mois prochain pour d'autres suggestions!

Isabelle P.