jeudi 9 juin 2011

Magnus Million et le dortoir des cauchemars


Dire que depuis Harry Potter, la littérature jeunesse nous a offert un grand nombre de jeunes héros aux prises avec les forces maléfiques de tout poil n'est certainement pas un scoop! Les séries se succèdent, et leurs auteurs tentent, avec plus ou moins de réussite, de créer des univers crédibles et de renouveler la thématique de base, à savoir la lutte du bien contre les forces du mal.
En tant que bibliothécaires jeunesse, mes collègues et moi essayons de lire (parfois en diagonale, avouons-le :-)) un maximum des livres que nous possédons, afin de conseiller au mieux nos jeunes lecteurs. Mais parfois, entre vampires et prédestinées à empêcher l'apocalypse annoncée, l'overdose nous guette! :-)
Tout cela pour dire que dans le genre, il y a parfois aussi, et heureusement, de très chouettes surprises.
J'avais en son temps beaucoup aimé "Une famille aux petits oignons" de Jean-Philippe Arrou-Vignod, l'histoire pleine d'humour de la fratrie "Jean-quelque-chose" (Jean-A., Jean-B., etc... jusqu'à F. :-)), et les tribulations de Magnus Million, du même auteur, ne m'ont pas déçue, au contraire!
Une contrée imaginaire, la Sillyrie : Magnus y est le fils unique de l'homme d'affaires le plus riche et le plus radin du pays.
Dans la capitale, Friecke, il y a une ville haute, où habitent devinez qui, et une ville basse, où survivent vaille que vaille les masses laborieuses.
Dans l'étrange pensionnat qu'il fréquente, Magnus écope pour de multiples bêtises de 1341 heures de colle, qu'il est "invité" à effectuer dans le dortoir des punitions, avec les Ultras, une bande de jeunes durs à cuire qui lui en font voir de toutes les couleurs.
Pendant ce temps, un étrange gaz vert envahit la ville la nuit, libérant d'étranges et fort dangereuses créatures...
Entre fantastique et atmosphère à la Dickens, l'auteur nous offre un récit plein de rebondissements, qui commence dans une vertigineuse attraction de foire et s'achève sur.... à vous de le découvrir! :-)
Et pour les parents et les enseignants qui déplorent que la littérature fantastique soit souvent traduite de l'anglo-saxon, j'ajouterai que Philippe Arrou-Vignod est bien français!


Magnus Million, par Jean-Philippe Arrou-Vignod, ed. Gallimard jeunesse, 2011, 357p.

Isabelle P.

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