lundi 19 février 2018

Couleurs de l'incendie : le "tof" livre d'Isabelle P.





 En ouvrant avec fébrilité (vu mon enthousiasme pour "Au revoir là-haut") "Couleurs de l'incendie", je n'ai pu m'empêcher de me demander avec un petit zeste d'inquiétude si Pierre Lemaître n'avait pas cédé aux sirènes des suites parfois dispensables, d'un roman à succès.
Mais que nenni, que nenni! Dès les premières pages, l'inquiétude se dissipe, et l'on plonge (c'est le cas de le dire, on le verra plus loin!) dans l'action!

Nous sommes en 1927, et l'on enterre en grande pompe le banquier Péricourt, le père d'Edouard, le héros de "Au revoir là-haut". Madeleine, la soeur d'Edouard, mène le deuil avec son fils Paul, 7 ans, futur héritier de la banque Péricourt.
Sauf qu'au moment où le cortège funéraire se met en marche, l'enfant, comme son oncle avant lui, fait le saut de l'ange du haut du deuxième étage de l'hôtel Péricourt et s'écrase sur le catafalque de son grand-père! Pourquoi? Je ne vous le dirai pas, évidemment, vous ne voudriez pas que je vous gâche le plaisir, tout de même?

Pendant 544 pages, Lemaître emmène son lecteur, avec une habileté de feuilletonniste, dans une histoire terrible, d'injustice monstrueuse et de vengeance implacable.
Avec beaucoup d'ironie et un sens aigu du détail qui tue, qui confine parfois à la caricature ou à l'esprit B.D., il campe des personnages hauts en couleur  (mention particulière pour Solange-Castafiore :-)), et décrit fort bien l'ambiance de ces années 30, les hommes de pouvoir magouilleurs, les financiers véreux, la presse à l'affut du scandale et le créant parfois de toutes pièces... Planant au-dessus de tout cela, l'ombre du fascisme enfle et se déploie...
De l'aventure, du souffle... un vrai grand roman populaire, dans le bon sens du terme!

Isabelle P.

Couleurs de l'incendie, par Pierre Lemaître, ed. Albin Michel, 2018, 544p.

1 commentaire:

  1. Doit-on avoir lu "Au revoir là-haut" pour entrer dans celui-ci, le comprendre?

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