vendredi 1 août 2008

Les murs ont-ils une mémoire?

Paris, 1953. Rémi, fils unique, étouffe entre un père médiocre et tyrannique et une mère soumise à son mari, qui brique et frotte sans cesse leur immense et lugubre appartement.
Curieusement, depuis quelque temps, en rentrant de l'école, Rémi aperçoit régulièrement une ombre à la fenêtre de sa chambre, qui semble le guetter. A qui appartient cette ombre? Rémi n'arrive pas à le savoir, mais ce n'est là qu'un mystère de plus qui semble planer sur sa famille et sur l'immeuble. Non dits, secrets enfouis, Rémi sent bien que tout cela est lié à la guerre dont les horreurs sont toutes proches, mais l'adolescent ne sait rien ou presque de cette époque, et tout le monde fuit ses questions, à commencer par ses parents...
Un très beau livre, plein de sensibilité, aux personnages particulièrment attachants. La guerre n'en laisse aucun indemne, et leur comportement, noir, blanc ou gris, coupable ou héroïque, interpelle le lecteur.



Le chant de l'innocent,par Irène Cohen-Janca, ed. du Rouergue, coll. DoAdo, 2008, 243p.

A lire aussi, sur la même thématique, la balafre, par Jean-Claude Mourlevat, paru en 1998 aux éditions Pocket jeunesse

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